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Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien !

Ah,l’Amour ! Quelle place de choix n’a-t-il pas dans la chanson, la littérature, les arts, les discussions entre nous… il est partout ! Présenté dans sa version la plus romantique, il fait rêver, l’amour. Mais dans la vraie vie, dans notre quotidien, que ce soit au sein des couples, dans la famille, l’Église ou ailleurs, la réalité est souvent bien éloignée des poèmes et des plus belles histoires. Si on aspire tous à l’amour, aimer n’est pas chose si facile et si naturelle pour nous.

Pourtant, c’est vrai, l’amour est très important ! À tel point que l’apôtre Paul déclare « Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien » (ou du moins pas grand-chose). Mais laissons parler ce texte magnifique où Paul s’adresse à l’Église de Corinthe : « Si je n’ai pas l’amour, j’ai beau être le plus inspiré des porte-parole de Dieu, connaître tous les secrets de son plan et être versé dans toutes les sciences, je peux même avoir une foi absolue au point de transporter des montagnes : sans amour je ne suis rien. 3 Quand je me dépouillerais de tous mes biens pour la nourriture des affamés, quand je distribuerais en aumônes tout ce que je possède, quand même je me ferais brûler pour mes convictions, si je n’ai pas d’amour, cela ne me sert de rien. » (1 Corinthiens 13 verset 2, version Parole Vivante)

L’amour est donc avant tout une motivation, une décision qui se traduit dans et par des actes. Ces mêmes actions dépourvues d’amour perdent tout leur sens. Aimer comme Dieu nous le demande nécessite de laisser de côté notre orgueil, notre égoïsme, notre égocentrisme, de sonder nos cœurs et nos motivations les plus profondes.

Mais poursuivons notre lecture, et prenons le temps d’y réfléchir : « Celui qui aime est patient, il sait attendre  ; son cœur est largement ouvert aux autres. Il est serviable, plein de bonté et de bienveillance ; il cherche à être constructif et se plaît à faire du bien aux autres. L’amour vrai n’est pas possessif, il ne cherche pas à accaparer, il est libre de toute envie, il ne connaît pas la jalousie. Lorsqu’on aime, on ne cherche pas à se faire valoir, on n’agit pas de manière présomptueuse. Celui qui se rengorge, s’étale et s’enfle d’orgueil n’est pas inspiré par l’amour. Aimer, c’est aussi se conduire avec droiture et tact. L’amour prend des égards et évite de blesser ou de scandaliser, il n’est pas dédaigneux. Celui qui aime ne saurait agir à la légère ou commettre des actes inconvenants. Aimer, c’est ne pas penser d’abord à soi, chercher son propre intérêt, insister sur ses droits. L’amour n’est pas irritable, il ne s’aigrit pas contre les autres. Il n’est pas susceptible. Quand on aime, on ne médite pas le mal et on ne le soupçonne pas chez les autres. Si on subit des torts, on n’en garde pas rancune. Découvrir une injustice, ou voir commettre le mal, ne fait pas plaisir à celui qui aime. Il se place du côté de la vérité et se réjouit lorsqu’elle triomphe. L’amour couvre tout : il souffre, endure et pardonne. Il sait passer par-dessus les fautes d’autrui. Aimer, c’est faire confiance à l’autre et attendre le meilleur de lui, c’est espérer sans faiblir, sans jamais abandonner. C’est savoir tout porter, tout surmonter. » (Versets 4 à 7)

Croyez-moi, cet amour là fait vraiment la différence. Mais inutile de chercher à le vivre sans l’aide surnaturelle de Dieu ! Que Dieu nous aide à manifester cet amour là tout autour de nous !

Soyez bénis,

Pasteur, Michel Mauffrey